La Côte d’Azur

La Côte d’Azur

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_d%27Azur

L’expression est due à l’écrivain dijonnais Stéphen Liégeard (1830-1925) et à son livre La Côte d’Azur publié en 18871. Ce Dijonnais, qui avait été avocat, sous-préfet puis député sous le Second Empire, se consacrait à la littérature ; il disposait à Cannes d’une villa où il passait l’hiver. Ayant la Méditerranée sous les yeux, il eut l’idée de créer le nom de “Côte d’Azur”, peut-être en pensant à son département d’origine, la Côte-d’Or. D’azur est un terme d’héraldique qui signifie « de couleur bleue ».

Dans la nouvelle édition de son ouvrage, en 1894, Stéphen Liégeard constata que “Le dictionnaire s’est augmenté d’un mot 2.”

L’adjectif correspondant à Côte d’Azur est azuréen et ses habitants sont appelés les Azuréens.

Délimitation

S’agissant d’une dénomination non administrative mais d’origine littéraire, la Côte d’Azur n’a pas une délimitation nette et indiscutable.

Ce nom a été employé pour la première fois en 1887 par Stéphen Liégeard. Dans son livre, l’auteur y décrit une région allant de Marseille à Gênes, en Italie : “du château d’If jusqu’aux palais de Gênes”.

De nos jours, les limites de la Côte d’Azur sont assez floues, surtout la limite occidentale3.

Si les sources concordent sur la limite orientale, qui s’arrête à la frontière italienne (plus à l’Est on parle alors de Riviera), la limite occidentale varie beaucoup selon les sources.

Certaines sources la limitent à l’ouest par la commune de Cassis et à l’est par Menton (à la frontière italienne). Dans ce cas, elle couvre entièrement le littoral des départements du Var et des Alpes-Maritimes et partiellement celui des Bouches-du-Rhône4.

Des guides touristiques la situent à Bandol, limitant la Côte d’Azur au littoral des départements du Var et des Alpes-Maritimes5,6.

D’autres sources la limitent en pratique à Saint-Tropez, rendu célèbre dans les années 1960 par des stars de cinéma 7.

Enfin, le site officiel du tourisme de la Côte d’Azur restreint l’appellation “Côte d’Azur” à une large bande côtière du département des Alpes-Maritimes 8.

Cette limite mal définie fait que les Français ont du mal à s’y retrouver : selon un sondage réalisé en 2009, près de la moitié des personnes interrogées pensent que l’expression “Côte d’Azur” désigne le département du Var, devant celui des Alpes-Maritimes9.

Elle est encadrée au nord par les Alpes du Sud dont certains sommets dominent la mer de près de 3 000 mètres.
Climat
Au fond, Anthéor et le Massif de l’Esterel.

Elle bénéficie d’un climat méditerranéen, doux et ensoleillé.

Population: Avec ses 347 900 habitants, Nice est la plus grande ville azuréenne. On la considère généralement comme la capitale de la Côte d’Azur. Avec un Aéroport international qui est la seconde plate-forme aéroportuaire du pays (après les aéroports de Paris), la ville de Nice est le centre de la Métropole Nice Côte d’Azur qui regroupe plus de 545 000 habitants. Le Grand Nice compte quant à lui 1 197 751 habitants. À l’autre extrémité de la région, la ville de Toulon est le centre de la Communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée qui regroupe 12 communes et plus de 430 000 habitants. Le Grand Toulon compte quant à lui 564 823 habitants. Les principales stations touristiques de la Côte d’Azur (incluant la Riviera et la Provence d’Azur) sont : Menton, Monaco, Nice, Antibes-Juan-les-Pins, Cannes, Grasse, Fréjus, Saint-Raphaël, Sainte-Maxime, Saint-Tropez, Le Lavandou, Hyères, Toulon.
Autres noms

Les anglophones parlent de riviera ou de French Riviera. La communauté d’agglomération dont le pôle naturel est la ville de Menton porte le nom de communauté d’agglomération de la Riviera française (Carf), le terme de Côte d’Azur ayant pu paraître trop associé à Nice.

Riviera est le terme italien. Le terme occitan (niçois et provençal) est Ribiera. En français, on a longtemps parlé de Rivière de Gênes et de Rivière de Nice, Nice elle-même étant parfois parée du nom Nice de Rivière.

Tourisme
Article détaillé : Espace urbain Nice-Côte-d’Azur .
Saint-Tropez

Les constructions ont largement bétonné le littoral oriental du département des Alpes-Maritimes. La forte urbanisation du littoral azuréen dans les années d’après-guerre a été qualifiée d’ « erreur majeure » par Éric Ciotti, président du Conseil général des Alpes-Maritimes10[réf. incomplète] en bordure du littoral pour répondre à l’attrait touristique, l’arrière-pays étant plus souvent préservé aussi bien dans le Var que dans les Alpes-Maritimes.

Quelques données liées au tourisme sur la Côte d’Azur en 200611 :

Plus de 14 millions de touristes
52 % de clientèle étrangère
65 millions de nuitées
Dépense des touristes : 5 milliards d’euros
75 000 emplois tourisme soit 18 % du total des emplois dans les Alpes-Maritimes.
500 000 touristes dans le Haut Pays
500 000 congressistes
3 millions d’entrées dans les musées et monuments
Plus de 45 % des touristes viennent par avion